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Prospection LinkedIn

Relancer un prospect sur LinkedIn : quand, combien de fois et quoi écrire

Notre règle : deux relances après le premier message, trois touches au total, espacées d’une semaine environ. Chaque relance apporte quelque chose de neuf. La dernière annonce la fin ; au-delà, gardez le contact pour un nouveau signal plutôt qu’une troisième relance.

A
Abraham·Fondateur & Automatisation, Setting
23 septembre 2026·10 min de lecture

En bref

Combien : deux relances après le premier message, trois touches au total. La dernière sert de message de clôture. C’est un choix de prudence, pas une mesure.

Quand : pas avant trois jours ouvrés, plutôt une semaine. L’écart s’allonge ensuite.

Quoi : quelque chose de neuf à chaque fois (signal, question, ressource). Jamais « je me permets de revenir vers vous ».

Pourquoi relancer : dans les campagnes LinkedIn qui démarrent par une invitation (Belkins, données 2025), la moitié des réponses arrive aux relances.

Combien de fois relancer un prospect sur LinkedIn ?

Nous conseillons deux relances après le premier message, soit trois touches au total, la dernière servant de message de clôture. Au-delà, gardez le contact pour un nouveau signal plutôt qu’une troisième relance.

Relancer reste utile : une part importante des réponses arrive après le premier contact. Les études publiques portent surtout sur l’e-mail ; les chiffres propres à LinkedIn sont rares.

Tableau : ce que disent les études publiques sur les relances, relevé du 23/09/2026
SourcePérimètreRésultat
Belkins, « LinkedIn Outreach Benchmarks » (mis à jour le 29/06/2026)LinkedIn, campagnes qui démarrent par une invitation, 2025, 8,5 millions de contacts (données Expandi)7,9 % de réponses : 4,0 points à la première action (invitation ou premier message), 4,0 points aux actions suivantes
Belkins, même étudeLinkedIn, contacts déjà connectés, 2025. Taille du sous-échantillon non publiée (15,1 millions de contacts sur l’ensemble de l’étude)12,2 % de réponses : 8,7 points à la première action, 3,5 points aux actions suivantes
Belkins, « Sales Follow-Up Statistics » (mis à jour le 26/06/2026)E-mail, 2025, 7,5 millions d’e-mails envoyés58,6 % des réponses arrivent entre la 2e et la 6e étape. Au-delà de la 5e, le rendement chute vite
Woodpecker, « Cold Email Statistics » (mis à jour le 23/06/2026)E-mail, plus de 20 millions d’e-mails envoyésConseil (non mesuré) : 3 à 7 jours entre deux relances, un apport nouveau à chaque fois

Sur un contact qui ne vous connaît pas encore, les relances pèsent donc autant que la première action. Mais le rendement baisse vite après les premières étapes.

Sur l’e-mail, les études vont jusqu’à 3 à 5 étapes (Belkins) ou 4 à 7 touches (Woodpecker). Sur LinkedIn, nous conseillons moins : le message arrive sous votre nom et votre photo, dans une messagerie que le prospect partage avec ses contacts. C’est un choix, pas une mesure.

Quel délai laisser entre deux relances LinkedIn ?

Laissez au moins trois jours ouvrés avant la première relance, et plutôt une semaine. Allongez l’écart ensuite : une relance tous les deux jours se remarque, une relance par semaine passe pour du suivi.

Woodpecker conseille 3 à 7 jours entre deux relances e-mail ; c’est une recommandation, pas une mesure. Aucune étude publique ne donne de délai propre à LinkedIn. Ces fourchettes sont des repères, à ajuster à votre cible.

  • Première relance : 3 à 7 jours après le premier message. Plutôt 7 s’il n’y a pas de « vu ».
  • Message de clôture : une à deux semaines plus tard.
  • Après un « pas maintenant » : à la date que le prospect a donnée, pas avant.

Un signal peut avancer la date. Si le prospect publie sur le sujet, change de poste ou recrute, c’est le bon moment pour écrire, même avant la date prévue.

Quelle relance pour quelle situation ?

La bonne relance dépend de ce que le prospect a fait, ou pas fait. Un message sans « vu », un « vu » sans réponse, un « pas maintenant » et un rendez-vous annulé n’appellent pas le même message.

Tableau : situation, relance adaptée et erreur à éviter
SituationRelance adaptéeÀ éviter
Pas de réponse, pas de « vu »Une relance courte au bout d’une semaine environ, qui se comprend sans relire le premier messageY voir un refus. Renvoyer le même texte. Écrire par e-mail dès le lendemain
Message vu, pas de réponseUn angle différent et une question à laquelle on répond en une ligneMentionner le « vu ». Reprocher le silence. Répéter l’argument du premier message
Réponse vague (« intéressant », « à voir »)Une question précise sur le moment, le besoin ou la personne qui décideEnvoyer une plaquette ou un lien d’agenda sans savoir ce qui l’intéresse
« Pas maintenant »Demander quand, puis relancer à la date donnée ou au prochain signalRelancer la semaine suivante comme si de rien n’était
« Envoyez-moi des infos », puis silenceUne seule information ciblée, suivie d’une question sur ce qu’il en penseEnvoyer toute la documentation, puis « avez-vous pu regarder ? »
Rendez-vous annulé ou pas honoréLe jour même ou le lendemain, deux créneaux précis, sans reproche. Une seule relance ensuiteFaire culpabiliser. Relancer trois fois. Reprendre tout le discours depuis le début

Comment relancer un prospect qui a vu votre message sans répondre ?

Attendez quelques jours, puis envoyez un message plus court que le premier, avec un angle différent et une question à laquelle il peut répondre en une ligne. Ne lui dites pas que vous savez qu’il l’a lu.

Rappel technique d’abord. D’après l’aide LinkedIn (consultée le 23/09/2026), si l’un des interlocuteurs coupe les confirmations de lecture, personne dans la conversation ne les voit plus. L’expéditeur d’un InMail n’en voit jamais, et pour une demande de message, elles n’apparaissent qu’une fois la demande acceptée. Pas de « vu » ne veut donc pas dire « pas lu ». Le réglage se trouve dans Préférences et confidentialité › Confidentialité des données › Expérience de messagerie.

Un « vu » sans réponse n’est ni un oui ni un non. Le prospect a pu ouvrir le message sans avoir le temps de répondre, ou l’accroche ne lui a pas parlé : vous ne le savez pas. Dans les deux cas, répéter le premier message ne changera rien.

  • Plus court. Deux ou trois phrases suffisent.
  • Un autre angle. Si vous parliez du coût, parlez du temps. Si vous parliez de l’équipe, parlez du résultat.
  • Une réponse facile. Une question fermée ou à deux options, pas « qu’en pensez-vous ? ».

Qu’est-ce qui fait qu’une relance apporte quelque chose ?

Un élément que le prospect n’avait pas au premier message : un signal récent, une question différente, une ressource précise ou une option plus simple. Si vous n’avez rien de neuf, passez directement au message de clôture.

Le test : si le prospect ne lit que la relance, comprend-il de quoi il s’agit, et a-t-il une raison de répondre aujourd’hui ? Voici cinq pistes.

  • Un signal récent. Une publication, un commentaire, un recrutement, un changement de poste. Les signaux d’achat donnent une raison d’écrire maintenant.
  • Un autre angle. Le premier message a peut-être visé le mauvais problème.
  • Une ressource choisie pour lui. Un article, un chiffre, un cas proche du sien. Pas une plaquette commerciale.
  • Une option plus légère. Un échange écrit au lieu d’un appel, quinze minutes au lieu de trente.
  • Une sortie explicite. « Si ce n’est pas un sujet, dites-le-moi » libère celui qui n’osait pas dire non.

À l’inverse, certaines formules font perdre la relance dès la première ligne.

Contre-exemple

« Je me permets de revenir vers vous suite à mon précédent message. »

Rien de neuf. Le prospect doit remonter la conversation pour savoir de quoi il s’agit, et la phrase lui rappelle surtout qu’il n’a pas répondu.

Contre-exemple

« Je vois que vous avez lu mon message, avez-vous eu le temps d’y réfléchir ? »

Le prospect se sent surveillé et mis en défaut.

Comment écrire le message de clôture ?

Annoncez clairement que c’est votre dernier message, rappelez le sujet en une phrase et laissez une porte ouverte sans condition. Le prospect a enfin une réponse facile à donner : oui, non ou plus tard.

Le message de clôture retire la pression. Tant que les relances continuent, se taire reste la solution la plus simple. Quand vous annoncez la fin, répondre « pas maintenant, revenez en mars » devient facile, et cette réponse vous dit quand revenir.

Trois erreurs le gâchent : la culpabilisation, la fausse urgence (« dernière chance avant la hausse de prix ») et l’ironie. Il doit pouvoir être relu dans six mois sans gêne.

Ensuite, tenez parole. Notez la date et ne revenez que sur un nouveau signal, avec un nouveau premier message : voir notre guide du message de prospection LinkedIn.

À quoi ressemblent de bonnes relances ? Six exemples annotés

Les messages ci-dessous sont des exemples fictifs, écrits pour illustrer les principes de cette page. Ce ne sont pas des messages de clients : adaptez-les à votre prospect et à votre offre.

1. Pas de « vu » : la relance qui se suffit à elle-même

Situation : Pas de « vu » depuis une semaine.

« Bonjour Claire, je vous écrivais la semaine dernière au sujet du recrutement de vos deux commerciaux. C’est vous qui organisez leur prospection, ou quelqu’un d’autre s’en occupe ? »

Ce que fait ce message : Elle se lit sans le premier message, et la question vérifie que vous parlez à la bonne personne.

À éviter. Quand le premier message a été vu : ce serait une répétition.

2. « Vu » sans réponse : l’angle plus simple

Situation : Message vu il y a quatre jours, aucune réponse.

« Marc, aujourd’hui, qu’est-ce qui vous prend le plus de temps dans la prospection : trouver les bons contacts ou obtenir des réponses ? »

Ce que fait ce message : Deux options : un mot suffit pour répondre.

À éviter. Quand la réponse figure déjà dans son profil : la question sonne comme un formulaire.

3. Un signal récent donne une raison d’écrire

Situation : Le prospect publie sur l’ouverture d’une agence.

« Sophie, votre post de mardi sur l’ouverture de l’agence de Lyon rejoint ce dont je vous parlais. Quand une équipe s’installe dans une nouvelle ville, la question de savoir qui décroche les premiers rendez-vous arrive vite. Le sujet est-il déjà sur la table chez vous ? »

Ce que fait ce message : La relance ressemble à un nouveau message, avec une raison d’écrire aujourd’hui.

À éviter. Quand le lien entre le post et votre offre est forcé : un like sur des vœux n’est pas un signal.

4. Réponse vague : qualifier le moment

Situation : Réponse « intéressant, à voir », puis plus rien.

« Merci Julien. Pour savoir si ça vaut un échange : vous cherchez à régler ça ce trimestre, ou c’est plutôt un sujet pour l’an prochain ? »

Ce que fait ce message : Elle ne pousse pas le rendez-vous. La réponse vous dit quand relancer, ou s’il faut arrêter.

À éviter. Quand le prospect a déjà donné une échéance : la redemander montre que vous ne l’avez pas lu.

5. « Pas maintenant » : relancer à la date convenue

Situation : En octobre, Nadia a répondu « revenez vers moi en janvier ».

« Bonjour Nadia, vous m’aviez proposé en octobre d’en reparler en janvier, au moment du lancement de votre nouvelle offre. Est-ce toujours d’actualité, ou le calendrier a-t-il bougé ? »

Ce que fait ce message : La date vient d’elle : la relance reprend ce qu’elle avait proposé.

À éviter. Quand le « pas maintenant » était un non poli (pas de date, réponse sèche) : proposez plutôt la sortie.

6. Le message de clôture

Situation : Premier message et relance restés sans réponse.

« Bonjour Anne, c’est mon dernier message sur ce sujet, je ne veux pas encombrer votre messagerie. Si la prospection de votre équipe devient un sujet, j’en parlerai volontiers. Bonne fin de semaine. »

Ce que fait ce message : La fin est annoncée clairement, le sujet tient en une ligne, et la porte reste ouverte sans condition.

À éviter. Quand vous comptez relancer quand même dans quinze jours : un « dernier message » suivi d’un autre ruine la confiance.

Comment on génère des RDV qualifiés sur LinkedIn ?

9 étapes, de la détection de signaux au RDV qualifié.

Voir la méthode

Relancer peut-il faire restreindre votre compte LinkedIn ?

Des relances trop nombreuses ou identiques peuvent y conduire. Les règles de LinkedIn interdisent les messages manifestement non désirés ou inutilement répétitifs, et un prospect agacé peut signaler votre message comme indésirable.

Les Politiques de la communauté professionnelle (consultées le 23/09/2026) interdisent les messages « non ciblés, non pertinents, manifestement non désirés, non autorisés, commerciaux ou promotionnels inappropriés, ou inutilement répétitifs » (traduction libre). Une relance ciblée et pertinente a peu de chances d’être visée. Le risque vient du même texte, envoyé au même rythme, à des centaines de personnes.

C’est ce que produisent des séquences automatiques non relues. Elles ajoutent un second risque : les conditions d’utilisation de LinkedIn (section 8.2) interdisent d’envoyer des messages avec des robots ou d’autres méthodes automatisées non autorisées. Limites et sanctions sont détaillées dans notre page sur les restrictions LinkedIn.

  • Jamais deux fois le même texte au même prospect.
  • Arrêt immédiat après un non, même poli.
  • Un seul canal à la fois.
  • Un tableau de suivi qui dit qui a été relancé, quand, et sur quel angle.

Et si quelqu’un tenait le suivi à votre place ?

Le suivi est la partie de la prospection qui saute en premier quand l’agenda se remplit. Un setter dédié s’en charge : il relance au bon moment, avec un angle neuf, et vous transmet les rendez-vous.

Relancer demande surtout de la régularité. C’est le travail du setting LinkedIn : un setter prospecte en votre nom à partir des signaux d’achat, tient le suivi, et vous ne gardez que les rendez-vous qualifiés.

Chez Setting, l’offre coûte 790 € HT par mois, setup offert et sans engagement. Prime par RDV : 50 € (ticket < 5k), 150 € (5–15k), 250 € (> 15k). Moins de 4 RDV qualifiés livrés dans le mois ? Le mois suivant est offert. Le détail est sur la page tarifs.

Questions fréquentes sur la relance LinkedIn

Combien de relances maximum sur LinkedIn ?

+

Nous conseillons deux relances après le premier message, soit trois touches au total, la seconde relance servant de message de clôture. Au-delà, gardez le contact pour un nouveau signal plutôt qu'une troisième relance. C'est un choix de prudence, pas une mesure : les études sur l'e-mail recommandent des séquences plus longues.

Faut-il relancer un prospect qui n'a pas ouvert le message ?

+

Oui. L'absence de « vu » ne prouve même pas que le message n'a pas été lu : les confirmations de lecture peuvent être coupées. Attendez une semaine, puis envoyez une relance courte qui se comprend sans le premier message.

Peut-on relancer par e-mail après un message LinkedIn resté sans réponse ?

+

Oui, avec une adresse professionnelle obtenue de façon licite, une offre liée à son activité et un moyen simple de refuser les messages suivants, comme le demande la CNIL. Un canal à la fois : un e-mail le lendemain d'un message LinkedIn donne l'impression d'être poursuivi.

Comment relancer après un « pas maintenant » ?

+

Demandez quand ce serait le bon moment, notez la date, et relancez ce jour-là en rappelant ce que le prospect vous avait dit. Sans date donnée, traitez le « pas maintenant » comme un non poli.

Peut-on automatiser les relances LinkedIn ?

+

Des outils le permettent, mais une relance utile demande de relire l'activité récente du prospect. Les conditions d'utilisation de LinkedIn interdisent d'envoyer des messages par des robots ou d'autres méthodes automatisées non autorisées, et ses règles anti-spam visent les messages répétitifs.

Faut-il relancer une invitation LinkedIn qui n'est pas acceptée ?

+

Non. LinkedIn envoie déjà des rappels par e-mail au destinataire. Si vous retirez l'invitation, vous devrez attendre jusqu'à trois semaines avant de la renvoyer à la même personne. Mieux vaut attendre un signal de sa part.

Vous n’avez pas le temps de tenir les relances ? Un setter dédié prospecte et relance sur LinkedIn pour vous.

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